KILLASON, LE NOUVEAU PRODIGE DE LA SCÈNE URBAINE

21 04 2017

Son nom ne vous dit peut-être encore rien, mais il est en train de devenir le nouveau prodige de la scène urbaine. À 22 ans, KillASon, de son vrai nom Marcus Dossavi-Gourdot, a déjà une cinquantaine de scènes à son actif, dont le célèbre Olympia, en novembre dernier, en première partie de Jain. Aujourd’hui, il sort son deuxième EP : STW1, avant de partir pour l’Asie, et conquérir le monde.

Sa tête émerge de la terre. Parfois en fourrure rouge au dessus d’un rocher ou d’une voiture, parfois torse nu en train de danser. KillASon s’illustre dans son dernier clip : Wrong. Il rappe, il danse, mais surtout il performe. L’artiste fait de l’energy music comme il aime revendiquer, « une base hip hop forte avec des influences électro et pop », précise-t-il à Urban Act’ magazine. De l’energy music aussi parce qu’ il « donne beaucoup d’énergie en concert, et musicalement il y a beaucoup de variations, de tons, et de styles ».

 

Après seulement 2 ans de carrière, aujourd’hui est une nouvelle étape pour le chanteur. Il sort son nouvel EP : STW 1 (qui signifie Strange The World 1) : cinq titres en version digitale, et un de plus en version physique. Son deuxième projet, après The Rize, sorti en février 2015. « STW1 est beaucoup plus spatial, plus mélodique que The Rize, qui était plus dans la puissance avec des gros beats, explique-t-il. Les thématiques sont plus personnelles, et certains sons sont plus posés, ça amène à voyager.» KillASon nous fait effectivement voyager. Il nous emmène dans son monde. Un monde influencé d’artistes tels qu’Outkast, Lil Wayne, Busta Rhymes, Bob Marley, Police, Michael Jackson, mais aussi Dr Dre, Snoop Dogg, Kendrick Lamar, ou encore Daft Punk, « la french touch », selon lui. Une touche française qu’il n’hésite pas non plus à proclamer dans ses textes exclusivement anglais, en y parsemant quelques mots français.

S’il semble déjà conquérir une partie de la France – on le retrouvera au festival des Eurockéennes en juillet prochain aux côtés de Booba et PNL, mais aussi aux Vieilles Charrues (M.I.A, Macklemore et Ryan Lewis, Dj Snake, etc. ) –, KillASon va prochainement partir en Chine, en Corée du Sud et au Vietnam. Deux semaines « d’aventure » grâce au dispositif French Miracle Tour, qui promeut des artistes francophones en Asie. « Il y a énormément de potentiel en Asie parce qu’il n’y a pas autant d’artistes qu’en Europe, se réjouit-il. Il y a vraiment une place à prendre en tant qu’artiste étranger, notamment en Chine. » Par la suite, le rappeur parcourra la France avec ses propres dates, et pense déjà à sortir un prochain EP en automne. Quant à la réalisation d’un album, ce ne sera pas de suite. « On verra si je sors un album dans 2 ans ou pas, en fonction des retours, et comme je suis aussi à la fac », ajoute-t-il.

 

La musique dans le sang

Avec une mère et un père danseurs-chorégraphes, et un beau-père musicien, le rappeur a toujours baigné dans le milieu artistique. Il a pris des cours de batterie pendant 7 ans, puis s’est initié à l’âge de 17 ans à la MAO, musique assistée par ordinateur, grâce à son beau-père, qui continue à le former. Aujourd’hui, KillASon compose lui-même ses morceaux et écrit ses textes. « La musique m’a toujours procuré des choses que ce soit d’un point de vue émotionnel ou corporel, je me suis donc rapidement mis à danser et à chanter », explique-t-il. Car oui, le chanteur est aussi un danseur de hip hop confirmé. Quand il en a l’occasion, il continue à participer à des battles. Le reste du temps, il crée des chorégraphies sur ses propres sons.

À 20 ans, il joue son premier « vrai » concert à la Smac (Scènes de musiques actuelles) de Poitiers, la ville où il a grandi. De là, tout s’enchaîne. Il se fait remarquer, remporte des concours, et accumule les prestations. Il faut dire que KillASon sur scène c’est quelque chose ! Le rappeur sait comment occuper l’espace et le temps. Il danse, gesticule, et enchaîne lui-même les morceaux. Résultat? Le public est rapidement conquis. Il l’a notamment prouvé l’été dernier au festival Rock en Seine. « Les gens apprécient énormément le live, les retours sont très positifs », souligne-t-il.

 

Son propre produit marketing

«  Je n’ai pas la prétention de dire que j’ai créé quelque chose mais j’essaie d’innover d’un point de vue marketing et communication », souligne le jeune rappeur. Étudiant en master de Marketing à l’université Paris-Dauphine, KillASon met à profit ses cours pour façonner son image. Il est son propre produit marketing. « Mes études m’aident dans ce que je fais actuellement. En tant qu’artiste, tu as énormément de marketing et de communication de l’image, j’applique moi-même des notions, des modèles, et des théories », poursuit-il. Acharné et optimiste, KillASon compte poursuivre ses études quoi qu’il arrive. « Je terminerai mes études, ça n’entravera pas mon évolution artistique, je vais y arriver, se persuade-t-il. J’ai toujours été déterminé dans ce que je voulais faire, et plus ça va, plus ça me confirme que j’ai eu raison de suivre ce chemin ».

Une énergie, une force mentale, mais aussi un avant-gardisme qui le propulsent aux rangs d’artistes urbains émergents. Dernièrement, il a réussi à convaincre Yves Saint Laurent Beauté de figurer dans une vidéo promotionnelle. 1 minute 34, vues plus d’un million de fois sur YouTube, qui relatent le portrait de l’artiste. Les cinémas MK2, eux, diffusent depuis peu le teaser de son clip Wrong pendant les pubsSi après ça, vous n’êtes toujours pas allés écouter ou voir KillASon, vous aurez sûrement tort… – Nadia B.

 

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FUNCH CURIER, CRÉATEUR DU MASSY ALL STAR

27 07 2015

Le 21 juin Massy fêtait l’été, mais pas seulement. Le gala de basketball Massy All Star avait lieu pour la deuxième année consécutive au centre omnisport Pierre de Coubertin (91). Près de 800 spectateurs ont suivi le match, qui a opposé des basketteurs de l’E.S. Massy à une sélection de joueurs professionnels, dont Pape Sy, sélectionné par les Atlanta Hawks en 2010 (draft NBA). À l’origine du projet, Funch Curier, Massicois de 28 ans. Il nous explique en détails pourquoi il a créé ce gala et quels sont ses prochains objectifs.

 

Depuis quand existe le Massy All Star et pourquoi l’as tu créé?
J’ai eu l’idée de mettre en place cet événement à mon retour de Guadeloupe, en été 2013, après un séjour d’un an et demi. Je l’ai créé pour mettre en avant les sportifs de Massy qui avaient percé et qu’on ne connaissait pas. Ils étaient un peu trop dans l’anonymat. Moi je les connaissais et je connais leur parcours parce que je les suis et je les contacte régulièrement, mais même le grand public de Massy n’était pas au courant de leurs réussites. Les jeunes joueurs du club ont également besoin de personnes auprès de qui s’identifier.

Quand tu dis mettre en avant des sportifs, ce sont essentiellement des basketteurs?
Dans un premier temps ce sont des basketteurs. Cette année je voulais faire un petit clin d’œil aux handballeurs de Massy qui ont terminé troisième de leur championnat de D2, mais finalement on n’a pas pu les rassembler. J’aimerais bien faire évoluer le gala pour qu’il devienne un jour un lieu de rencontre pour tous les sportifs de Massy qui percent à haut niveau.

Et pourquoi as-tu choisi d’organiser ce gala à Massy?
Je suis né à Massy, je coache à Massy, je joue à Massy, c’est ma ville! J’y suis vraiment attaché. Après, le gala Massy All Star c’est un de mes projets, j’en ai plein d’autres. Je n’ai pas envie de m’arrêter qu’à cette ville, je voudrais m’exporter sur tout le territoire français, voire à l’étranger. Pour l’instant le basket c’est ma priorité, c’est ce qui m’inspire, après j’ai des idées dans tout.

Tu pratiques toi-même le basketball, mais depuis combien de temps?
J’ai commencé dans la rue quand j’avais 8 ans et je joue en club depuis l’âge de 11 ans. D’ailleurs, j’essaie de relancer le basket de rue, surtout à Massy. Quand j’étais petit ça jouait vraiment bien et quand les jeunes s’inscrivaient en club, ils avaient déjà les bases. Dans la rue, il y a aussi un côté instinctif et créatif qu’il n’y a pas en club, ça se voit dans la formation des joueurs à haut niveau.

Pour cette 2ème édition du Massy All Star, quel bilan dresses-tu?
Cette année on a certainement dépassé les 800 personnes, je n’ai pas de chiffres exacts, mais j’ai l’impression qu’il y a eu plus de monde. La salle était pleine du début jusqu’à la fin. Sinon, je dirais que j’étais dans la continuité par rapport à l’année précédente. Mais je commence déjà à réfléchir aux futures animations. J’ai un regard très critique sur ce que je fais en général, dès que la première édition était terminée je savais déjà ce que j’allais corriger.

Qu’aimerais-tu corriger justement pour les prochaines éditions?
Je voudrais qu’il y ait plus d’interactivité avec le public, donc on verra avec l’animateur comment on s’organise. En amont, je voudrais vraiment que le show soit prêt. De mon côté, ça signifie être mieux entouré, constituer une équipe bien structurée le jour J. Je n’ai fait que courir lors de ces 2 premiers galas! Je n’ai pratiquement rien vu du show.
Pour les animations on verra. Peut-être du double dutch (sport avec 2 cordes à sauter), ça me tentait déjà cette année. Sinon je souhaiterais collaborer avec des sponsors pour que les joueurs aient aussi un intérêt à venir. Pourquoi ne pas donner le nom du sponsor au gala, ça ne me dérangerait pas.

Il existe plusieurs événements basket dans la région, qu’est-ce qui différentie selon toi le Massy All Star?  
Je commence à m’installer dans l’événementiel, je ne suis pas encore dans la compétition. Mais ma première fierté c’est d’avoir créé un grand événement en banlieue sud. La plupart des shows se trouvent soit sur Paris soit en banlieue nord. Après on ne réinvente pas les choses, ce que j’ai mis en place ça a certainement été fait de manière différente. Mais ma signature c’est vraiment de prendre soin des détails et d’apporter un show professionnel. J’ai envie que le public se dise que le Massy All Star c’est un événement qu’on réserve chaque année.

Quels sont tes projets?
Je vais me mettre à mon propre compte dès maintenant. J’aimerais continuer à faire de l’événementiel autour du sport, mais le basketball c’est ma base. J’aimerais créer un camp de basket, certainement sur Massy. J’ai aussi envie de faire des tournois avec des échanges, par exemple organiser un gros tournoi à Paris, un autre en Afrique, un en Guadeloupe et réunir les trois vainqueurs. Après j’aime beaucoup l’audiovisuel, j’ai fait des études dans ce domaine. J’ai envie de faire un maximum de vidéos pour mettre en avant nos sportifs et voir comment ils se préparent et s’entraînent. Après j’ai d’autre idées, mais il faudrait que je les mette à plat.

Un dernier mot?
Je voudrais déjà remercier les basketteurs qui ont participé au show et qui ont joué le jeu, mais aussi le public qui est venu en grand nombre et de toute l’Île-de-France. J’espère qu’on va pouvoir pérenniser l’événement sur une troisième, quatrième, cinquième édition,… et avoir autant de monde et toujours autant de grands noms sur le terrain. – N.B.

 

 





KEITH MURRAY

14 07 2014

De passage à Bordeaux, à l’occasion de sa tournée européenne, pour les 20 ans de son premier album, Keith Murray s’est produit le 22 mai dernier sur la scène bordelaise de l’I.Boat.
Aussi généreux que sa prestation, le rappeur new-yorkais s’est arrêté pour répondre à nos questions. Il nous dévoile alors sa carrière, ses temps forts et ses futurs projets, le temps d’une interview.

 

Que représente pour toi le hip hop?
Pour moi le hip hop signifie le monde, mais ça a surtout changé ma vie. J’ai en effet grandi dans un lycée où il y avait beaucoup de drogues.
J’ai commencé le hip hop à 12 ans et dans les années 1990 j’ai rencontré Erick Sermon, j’ai bossé sur son premier album solo et dans une vidéo, ça a changé ma vie.

Ta rencontre avec Erick Sermon marque aussi ton arrivée dans le groupe Def Squad, peux-tu nous en dire plus?
Def Squad est un groupe de potes. On est pas un groupe qui a fait un album avant de prendre des chemins séparés, on est plus une sorte de label avec des albums solos. Erick Sermon a fondé Def Squad, il est venu chercher Redman puis il est venu me trouver. On a tous appris à se connaître, à se connecter et on a commencé à collaborer.
Erick Sermon est le parrain de la fille de Redman et vice versa pour sa propre fille. Redman connaît mes deux grands-mères de 80 ans, je connais sa mère, sa grand-mère, ses sœurs, sa famille et c’est pareil pour Erick.
On a arrêté la musique ensemble, on voulait plus se revoir, il y a eu des querelles, on se réclamait chacun de l’argent, voilà la nature humaine, mais par la grâce de Dieu, on a mis tout ça de côté.

J’ai toujours été solo. Redman, Erick Sermon et moi-même, on joue en solo, on a fait un album ensemble parce que c’est Erick qui nous a produit. J’ai toujours fait du hip hop seul, même dans ma vie je suis seul et ici ce soir, je suis venu seul.

 

Ton premier album est sorti il y a 20 ans, comme Nas, quel bilan peux-tu dresser?
Ça ne fait pas tout à fait 20 ans que mon premier album My Beautifullest Thing in This World est sorti, ça fait exactement 19 ans et 5 mois. Mais je ne peux pas vraiment raconter ma carrière en 20 minutes. Globalement je dirais que c’était plutôt cool, j’ai eu des hauts et des bas.
Il y a eu beaucoup de moments durs, mais je n’ai pas vraiment envie d’en parler aujourd’hui. La mort a frappé fort, mes amis sont morts avant leur 25 ans, j’ai passé trois ans en prison, mon grand-père, mes deux sœurs et mon oncle sont décédés. Malgré tout, peut-être que je peux me considérer comme heureux, parce que deux millions de dollars m’attendait quand je suis rentré à la maison, mais j’ai surtout deux filles magnifiques.

 

 

Quels ont été les souvenirs les plus marquants de ta carrière?
Mon meilleur souvenir reste ma rencontre avec James Brown. J’ai aimé aussi collaborer avec Mary J Blige, on a fait une performance à l’Apollo Theater. Un autre bon souvenir était le son et la vidéo avec R. Kelly pour le titre Home Alone, et puis travailler avec Erick Sermon et Redman sur leur album était aussi cool.
J’ai également fait un son avec Kelly Price, et par ailleurs j’ai été cité comme référence par des rappeurs connus, à l’instar de Mos Def, mon rappeur préféré.

 

Quels sont les artistes qui t’ont influencé et inspiré tout au long de ta carrière?
Pour en citer quelques uns, il y a Run DMC, LL Cool J, Mobb Deep, Afrika Bambaataa, Wu Tang Clan, Biggie, Eminem, Jay-Z, Nas, The Roots, Cassidy, et en France Rockin’ Squat (Assassin).

Et quelle est ta playlist du moment?
J’écoute plein de sons mais surtout du Bob Marley, je suis Jamaïcain et mon père est un vrai rasta proche des bois et de la terre. Sinon j’écoute beaucoup James Brown ou encore Erick Sermon.

Pourquoi as-tu choisi de venir à Bordeaux pour ta tournée européenne?
Hier je me suis produit au Batofar, un bateau parisien, et aujourd’hui j’étais à l’I.Boat (retour sur le concert ici), à nouveau un bateau. J’aime ces ambiances.
Bordeaux c’est une ville sympa. Le show était super, avec beaucoup d’émotions et d’énergies positives, j’ai aimé chanter avec un public réceptif. Mais j’étais déjà venu. J’ai même fait du vélo. À New-York, si tu fais du vélo on va te regarder de manière étrange, ici tout le monde fait du vélo, même les personnes en surpoids.

 

Quels sont tes projets?
Mon premier album The Most Beautifullest Thing In This World fêtera ses 20 ans en décembre et je vais revenir avec le volume 2. La tournée actuelle sera sur l’album avec le nouvel album qui réunira tout : un show de deux heures, avec des nouvelles vidéos, deux albums pour le prix d’un. Il s’agira d’un projet musical, lyrique et métaphorique.
Grâce à mes voyages, j’ai vu beaucoup de choses, c’était super. Pour la suite nous verrons bien, j’espère jouer dans des salles blindées et tout déchirer! – N.B.

 

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CINDY BRUNA

27 03 2014

Alors que sa carrière vient tout juste de démarrer, Cindy Bruna est l’un des top model français les plus en vogue. Fashion Weeks, couvertures de magazine, Victoria’s Secret… la jeune raphaëloise est en pleine ascension et ça ne fait que commencer! Urban Act’ a alors voulu en savoir plus, sur cette jolie mannequin à la tête bien remplie.

 

D’où es-tu originaire?
Je viens de Saint-Raphaël (Var), ma mère est Congolaise et mon père est Italien.

Depuis combien de temps exerces-tu le mannequinat?
Ça fait environ un an et demi que je fais du mannequinat. J’ai commencé par défiler lors des Fashion Weeks et depuis je continue.

As-tu toujours voulu être mannequin ou tu as été repérée?
J’ai été repéré dans le sud de la France, sur la plage, de façon très basique. J’ai ensuite rapidement appris le métier sur le tas.
À la base je n’étais pas du tout prédestinée au mannequinat, je voulais être expert-comptable et suivre des études de commerce. J’ai commencé par étudier un BTS Management des Unités Commerciales (MUC) mais je n’ai pas fini ma formation, peut-être que je finirais plus tard.

Aujourd’hui on te voit de plus en plus dans les plus grands événements, comment en es-tu arrivée là?
Je vais dire que c’est beaucoup de travail avec mon agence, je cours les castings et les shootings photo. Je pense avoir rencontré les bonnes personnes qui ont cru en moi, mais j’ai aussi eu de la chance. J’essaie également d’être parfaite, d’être souriante et de ne pas paraître fatiguée.

Tu es maintenant une habitué des Fashion Weeks, quand est-ce que c’était ta première fois? Pour quels grands créateurs as-tu adoré défiler jusqu’à présent?
J’ai commencé par la Fashion Week de New York en septembre 2013, avec le défilé Calvin Klein en exclusivité, et de là, tout s’est enchaîné. J’ai défilé pour Prada, Victoria’s Secret, j’ai posé pour la couverture de Vogue Italie et ce mois-ci, je suis dans le Vogue US (mars 2014) avec deux autres mannequins : Grace Mahary et Imaan Hammam.

 

Sinon comme créateurs, j’aime beaucoup Elie Saab, Givenchy et Balmain, ce sont des défilés que j’ai adoré faire.

cindy bruna_elie saab

 

 

Tu défiles pour Victoria’s Secret en 2013, peux-tu nous raconter comment était l’expérience?
Lors des castings, j’étais très stressée, c’était impressionnant car il y avait beaucoup de filles. J’avais énormément de pression et j’ai dû faire mes preuves, en défilant en sous-vêtements devant tout ce monde. Mais à l’arrivée du show, l’ambiance était tellement géniale que toute la pression est retombée. J’avais hâte de faire mon show, car défiler c’est un peu comme jouer un rôle. J’étais très fière et j’ai adoré mes tenues.

Je pense avoir été sélectionnée car je me suis bien préparée depuis septembre 2013, lorsque j’ai rencontré les directeurs de casting. J’ai beaucoup travaillé, j’ai fait du sport et je pense avoir mérité ma place.

 

Les tops models français sont peu nombreux, j’imagine que tu es fière de faire partie de l’une d’entre elles?
Complètement, je suis très fière. Il y a de plus en plus de Françaises et on est toutes amies. Mais je suis encore plus fière de représenter le Sud de la France.

Y a-t-il une différence entre les mannequins françaises et les autres, selon toi?
Je trouve que les Françaises sont différentes dans la manière d’être, elles ont plus de grâce, on sait bien se tenir et on a plus de retenue, contrairement à certaines mannequins. Je pense que c’est dans la tradition française. Moi je suis très cool.

Quels sont tes projets?
Je souhaite réussir, aller toujours plus loin et faire de bons éditos. Je continuerai peut-être mes études plus tard car j’ai d’autres passions, notamment le théâtre et surtout l’immobilier, je me vois bien travailler dans ce domaine à l’avenir. – N.B.

 

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VIVI MAC

28 01 2014

Pour cette nouvelle année, Urban Act’ vous invite dans l’univers créatif et imaginatif de Vivi Mac. Cette jeune artiste de 27 ans, originaire de Sète, est notamment connue pour ses portraits d’artistes food art – réalisés avec de la nourriture – et pour qui, le hip hop fait partie intégrante de ses inspirations. 

 

Quel a été ton premier contact avec l’art?
J’ai toujours dessiné, mais ça fait cinq ans que je peins et que je suis dans l’art. Je me suis lancée dans la peinture, car après mon école de cuisine, je ne savais pas quoi faire et j’ai décidé de suivre ma passion et d’en vivre pleinement.

Quels genres de créations artistiques réalises-tu?
Je fais plusieurs choses, de la peinture sur toile, du wall painting (peintures sur mur) avec de la musique en fond, du food art et du body painting. J’utilise plusieurs matériaux, bien sûr de la peinture et de la peinture sur corps, mais également des aliments, comme le lait, le café, le chocolat ou encore du vin.
Le wall painting ça se rapporte au street art mais ce n’est pas de l’art de rue ou du graffiti.

 

Pourquoi avoir créé des portraits à partir de nourriture?
Ça c’est fait par hasard, un jour je n’avais plus de peinture et j’ai pris du chocolat en poudre, j’ai commencé par créer le portrait de Joey Starr. Je ne savais même pas que d’autres artistes faisaient la même chose. En France je n’ai pas vu de créations de ce type, mais j’ai vu par la suite que des artistes étrangers créaient des œuvres avec du café par exemple, mais mes créations réalisées à partir du lait ont le plus choqué, je pense que je suis la première à l’avoir fait.
Le food art marche plutôt bien, c’est en quelque sorte une publicité et une vitrine de mon art, mais ce sont mes peintures que je vends.

> Voir d’autres portraits

 

On retrouve beaucoup d’artistes hip hop dans tes créations, est-ce ta principale influence?
Je suis totalement dans cet univers. Même si j’écoute tous les styles musicaux, le hip hop m’influence beaucoup. Je me suis inspirée et je m’inspire de plusieurs artistes, notamment français. J’ai commencé par faire des portraits de Demi Portion, d’IAM puis de NTM ou encore de Keny Arkana. C’est la musique qui m’a donné envie d’être artiste et de créer.
On m’a déjà demandé de faire des clips, pour l’instant j’ai refusé, mais ça devrait se faire un de ses quatre.

Mis à part la musique, je m’inspire aussi des films et de ses personnages, de l’actualité, de la politique et de la religion même si c’est plus compliqué.

Où peut-on retrouver tes œuvres?
Je n’expose pas encore, car ça demande beaucoup de préparations mais c’est prévu. En attendant mon site internet qui devrait bientôt être en ligne, d’ici deux mois, on peut retrouver mes créations sur ma page Facebook, où des peintures sont mises en vente.

As-tu déjà créé ou participé à des événements?
Oui, mais seulement des événements locaux, lors de petits concerts ou des manifestations sur le body painting.

Envisages-tu de collaborer avec d’autres artistes?
Pour l’instant non, je travaille toute seule, mais peut-être que je collaborerais bientôt avec d’autres artistes, notamment en body painting.

Quels sont tes objectifs? Et tes projets?
Actuellement, je prépare donc mon site internet. J’ai beaucoup de propositions qui sont différentes, mais il est probable que je parte à l’étranger pour développer mon art. Mais si je reste ici, je souhaiterais sortir de chez moi et créer une grande exposition qui fasse du bruit, pourquoi pas à Paris. J’aimerais également trouver et développer une autre forme d’art, qui n’existe pas aujourd’hui. – N.B.

 

 

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KERY JAMES

21 10 2013

De retour avec l’album Dernier Mc, Kery James est actuellement en pleine tournée française. L’un des précurseurs du rap français, nous fait l’honneur de passer par Bordeaux, ce jeudi, pour un concert unique au Rocher de Palmer (Cenon). Après une vingtaine d’années dans le hip hop, Kery semble toutefois prendre un nouveau tournant dans sa carrière…

 

Tu reviens sur le devant de la scène musicale après quelques années d’absence, pourquoi es-tu parti?
Je suis parti pour des raisons personnelles, il était nécessaire que je m’absente. Je fais mon retour avec Dernier Mc, mais c’est mon dernier album sous cette forme. Si j’en réalise un nouveau, il sera plus comme l’album intermédiaire 92.2012, en mode acoustique.

Ton dernier album Dernier MC est sorti il y a quelques mois, peux tu nous en dire plus sur ce projet?
Le titre de l’album vient du nom de la chanson Dernier MC, qui était la dernière production, mais c’est aussi une phrase qui accroche.
Je suis l’un des derniers MC à continuer et à défendre une vision du rap, qui est l’art des choses à dire. Pour moi, l’égotrip est un exemple parmi tant d’autres, alors que pour beaucoup, l’égotrip c’est le rap.
Cet album est différent des autres dans la forme musicale, mais dans chaque album que je fais il y a un fil conducteur, qui est axé autour des propos, du texte et de l’engagement.

 

 

Tu dis, être un des derniers MC à faire du rap conscient. Dans le remix du titre Dernier MC, tu invites beaucoup de rappeurs connus plus ou moins récemment (Orelsan, Scylla), mais aussi des anciens (Lino, Tunisiano), existe-t-il pour toi une barrière entre le rap d’avant et le rap actuel, ou s’agit-il d’une continuité?
Il y a une barrière. C’est clair que ce ne sera plus jamais comme avant. C’est très difficile pour quelqu’un qui a connu le début du rap français ou son âge d’or, entre 1998 et 2002/2004, de se retrouver dans ce qui se fait aujourd’hui.
Comme tout mouvement, le rap français a fait son apogée. Il a été enfermé dans certains discours, certaines postures, qui l’ont empêché d’évoluer. Le rap a été cloîtré dans un système de consommation rapide.

Ton nouvel album contient des sonorités dubstep, par exemple les singles Des mots ou Vent d’état, as-tu eu des appréhensions sur la réaction de ton public?
Oui j’en ai eu, mais en même temps ça m’a plu, alors je l’ai fait. On ne peut pas anticiper la réaction du public et si on s’arrête aux appréhensions, on ne peut pas évoluer.

 

La Mafia K’1 Fry, ça en est où?
On s’est vu plusieurs fois pour réaliser un album ou pas, mais ce n’est pas d’actualité. Personnellement, après mon concert de Bercy prévu pour le 21 novembre, je ne souhaite plus faire du rap sous cette forme-là.

Tu viens sur Bordeaux à l’occasion de ta tournée, que pourra découvrir le public lors de ton concert?
Je fais un retour sur l’ensemble de ma carrière, il y aura bien sûr les titres de Dernier MC, mais il y aura aussi le Kery James de Si c’était à refaire, de À l’ombre du show business et de Réel. Je vais interpréter les titres les plus marquants. Sur scène, je serais également accompagné d’un DJ, d’un batteur et d’autres MC’s (Teddy Corona…).

 

Quels sont tes projets?
Après cet album, je ne compte pas me forcer à en faire un nouveau, je prends mon temps. Si j’en réalise un, ce sera plus traditionnel, avec de l’acoustique, une identité et de la poésie. Je souhaite également me lancer dans l’écriture d’un livre autobiographique.

Bercy pour le 21 novembre, la date approche, dans quel état d’esprit es-tu?
Pour l’instant, je ne suis pas encore prêt. Je suis assez stressé car ça demande beaucoup de travail et de charge. Ce n’est pas quelque chose que l’on fait tous les jours et c’est comme un défi pour moi. – N.B.

 

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LES KINGS DU DANCEHALL : AMAD BANKS, LIL GBB ET RODRIGUE

21 06 2013

Dernièrement, a eu lieu un masterclass humanitaire de dancehall, au sein du Centre social et culturel de Lormont Génicart (33), organisé par l’association bordelaise Yuh Can Wine, qui vient en aide aux populations défavorisées. L’occasion pour les stagiaires d’apprendre des pas et des chorégraphies de cinq danseurs réputés venus pour l’occasion : Amad Banks (Dancehall king Europe), Lil Gbb (Dancehall king France), le Bordelais Rodrigue Dibakoro, Blaakow et Dafné.

La pratique du dancehall et de son univers sont en pleine expansion, à l’instar du premier camp 100% dancehall, qui fera son entrée fin juin à New York, en compagnie de Lil Gbb. Mais comment cette danse a-t-elle évolué en France? Pour le savoir, retour sur cette journée avec les principaux concernés : Amad Banks, Lil Gbb et Rodrigue Dibakoro.   

 

Pourquoi avez-vous accepté de participer à ce masterclass?
Amad Banks : Ça me tient vraiment à cœur, c’est un soutien et surtout une force pour les personnes en difficulté. C’est un bon geste, c’est la première fois que je participe à ce genre d’événement et pas la dernière.

Lil Gbb : Les stages caritatifs me touchent beaucoup, c’est une très bonne cause et j’ai du respect pour tout ce qui concerne l’humanitaire. Je suis moi-même le parrain de l’association Avvo, qui s’occupe des enfants orphelins et des veufs.

Rodrigue Dibakoro : Non seulement je connais très bien Nicolas, le président de l’association Yuh Can Wine, mais c’est aussi un service pour une cause noble.

 

Quel est votre programme aujourd’hui?
Amad Banks : Mon cours est basé sur des steps. C’est un cours évolutif où les élèves apprennent plusieurs choses. En un cours, je propose l’équivalent de trois cours. Il y a plusieurs styles mais je vais insister sur des pas oldies, qui sont souvent oubliés aujourd’hui.

Lil Gbb : Je vais essayer d’apporter l’ambiance, le côté festif avec notamment un mélange de styles et de steps.

Rodrigue Dibakoro : J’ai présenté le premier cours avec beaucoup de steps. J’ai essayé de faire en sorte qu’il y ait du ressenti et de la sensibilité.

 

Depuis combien de temps pratiquez-vous la danse?
Amad Banks : J’ai commencé par le hip hop à 12 ans. Ça fait 15 ans que je danse et cinq ans que je suis dans le dancehall. Aujourd’hui, je suis reconnu dans le milieu, en 2008 j’ai été élu Dancehall King Paris, en 2009 Dancehall King France et en 2010, Dancehall King Europe. Il n’y a pas de concours international, ça n’existe pas. Depuis que Bogle, la légende jamaïcaine du dancehall, est décédé (en 2005), il n’y a pas de concours, par respect envers lui.

Lil Gbb : Je n’ai jamais pris de cours de danse, mais j’ai toujours baigné dedans en écoutant les musiques africaine, antillaise, française et du Michael Jackson, je suis ouvert à toutes les cultures. J’ai vraiment commencé le dancehall au lycée, avec le groupe Why Dem Faya et je me suis fait remarqué à 16 ans, en 2007. Ça m’a permis de participer à la Star Academy, d’être sur la scène du Stade de France, j’ai fait toutes les salles de Paris sauf le Bataclan. L’année dernière j’ai été élu Dancehall King France et depuis je suis en pleine ascension.

Rodrigue Dibakoro : Ça fait plus de 10 ans que je danse, j’étais breakeur à la Smala (Bordeaux) et j’ai commencé le dancehall il y a trois ans.

 

Pourquoi le dancehall?
Amad Banks : Le dancehall c’est une autre rythmique, une autre écoute musicale, il y a plus de mouvements. Celui qui m’a donné envie de pratiquer cette danse, c’est Bogle, il est le premier à avoir apporté des steps.

Lil Gbb : J’écoutais beaucoup de musique, je regardais des films sur la danse urbaine comme Rise ou Street dancers, mais ce sont surtout les clips de Sean Paul qui m’ont influencés, ça me rappelait la chaleur, les caraïbes, l’ambiance.

Rodrigue Dibakoro : C’est arrivé comme ça, comme un déclic. Je viens du Sénégal et  je suis arrivé à Bordeaux en 2006, la danse et l’ambiance ont toujours fait partie de moi.

 

Comment le dancehall a-t-il évolué en France?
Amad Banks : Ça évolue énormément, au début c’était plus simple, plus basique mais aujourd’hui il y a des danses évolutives et des styles différents, ça évolue rapidement et ça échange beaucoup.

Lil Gbb : Ça a beaucoup évolué, au début des années 2000, il y avait trois groupes  français de dancehall : Blazin, Mash Up De Place et Why Dem Faya, c’est eux qui ont lancé le mouvement. Ensuite, il y a eu plusieurs écoles de danses qui proposaient des cours de dancehall. À Bordeaux, ça ne dansait pas mais maintenant ça évolue, j’espère que ça va continuer. Dans le milieu du dancehall, chacun a son style et tout le monde se respecte. C’est une communauté, les danseurs se connaissent, au moins de noms et ça ne se limite pas qu’à la France, mais au monde entier.

Rodrigue Dibakoro : Ça a énormément évolué en peu de temps, surtout depuis deux ans. Les Français ont toujours voulu se démarquer et être différents, ils ont leur propre style, mais il ne faut pas oublier d’où vient le dancehall.

 

Vivez-vous actuellement du dancehall?
Amad Banks : Non, moi je n’en vis pas.

Lil Gbb : Je vis de la danse mais pas du dancehall. Demain, si on venait à me proposer un contrat en hip hop ou ndombolo, j’accepterai, mais on va dire que c’est le dancehall que je mets en avant.

Rodrigue Dibakoro : J’essaye, car aujourd’hui il y a une explosion de concurrence. Pour l’instant, je donne des cours tous les jours à l’école bordelaise Rythmes & Cie.

 

 

 

Quels sont vos prochains objectifs? Vos projets personnels?
Amad Banks : Je vais aller à la source, en Jamaïque, pour me cultiver et mieux connaître le monde du dancehall. Je vais aussi donner des cours à l’étranger à travers une tournée, je passe par Londres, l’Allemagne, la Finlande, l’Espagne et la Belgique. Je suis reconnu depuis longtemps mais en chorégraphie je suis nouveau. Je suis également reconnu comme bashment, c’est-à-dire qu’en plus de la danse, c’est tout un mode de vie qui nous entoure. Par exemple, quand on va en soirée, on danse pour se défouler après une semaine chargée et chacun fait ses propres pas, c’est une sorte d’échange, il n’y a pas de battle.

Lil Gbb : Mon objectif c’est de voyager partout dans le monde et d’y donner des cours et mon rêve serait de décrocher un contrat, avec un artiste comme Rihanna et de le représenter au niveau dancehall. Je vais bientôt participer à une tournée aux États-Unis, je vais donner deux cours dans la meilleure école du monde : le Broadway Dance Center, à l’occasion du premier camp 100% dancehall de New York (Do Sumn), du 22 au 23 juin. Il y aura les danseuses de Sean Paul que j’admirais quand je commençais, c’est un truc de fou je n’en reviens toujours pas de côtoyer ces personnes!
Sinon, j’espère participer et obtenir de nouveau le titre de Dancehall King France, mais l’organisation n’est pas carrée, on ne sait jamais quand ça se peut se passer. Mais c’est plus une concrétisation et une reconnaissance, qu’un titre et dès qu’il y a une catégorie dancehall au Juste Debout j’y vais aussi! À la dernière édition, il y a eu un sondage pour savoir quelle nouvelle danse les spectateurs voulaient voir en compétition et le dancehall est arrivé premier, avec 600 voix en plus. Il y a une réelle demande de la part des Français.

Rodrigue Dibakoro : En tant que breakeur, je participe toujours à des concours. Le dancehall c’est autre chose, c’est un kif, un feeling, l’aspect battle ne m’intéresse pas. Je ramène quelque chose que quelqu’un ne fait pas, je suis entre les deux danses. Mon objectif c’est de continuer à transmettre ce que je fais, le dancehall a des racines jamaïcaines et africaines et il faut continuer à faire évoluer cette identité. À Bordeaux, le dancehall arrive doucement mais il faudrait faire plus d’événements, de marketing et de visuels. Sinon à l’avenir, j’aimerais créer ma propre école de danse.  – N.B.

 

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