5 RAISONS DE SE PROCURER L’ALBUM DE JAROD : ‘CAMÉLÉON’

17 07 2016

Urban Act’ magazine revient sur le deuxième album de Jarod, Caméléon (sorti le 6 mai), et vous donne 5 bonnes raisons de vous le procurer.

La pochette

En réalité il existe deux pochettes différentes pour cet album, tout dépend si vous choisissez le format digital ou physique. La version physique est plus intéressante, car le concept est original : un miroir en guise de couverture. Simple, mais efficace quand on connaît l’artiste.
Jarod est un caméléon, il a la capacité de se fondre dans n’importe quel style musical et changer de look quand bon lui semble. Le rappeur du 19ème arrondissement de Paris est très proche de ses fans. Un public qui ressemble à son artiste et vice-versa, alors quoi de mieux qu’un miroir pour exprimer ce lien ? Jarod se voit dans son public, son public se reconnaît en Jarod, comme il le précise lui-même dans le livret de l’album : « Vous me ressemblez, vous êtes des caméléons comme moi, vous êtes moi, je suis vous ».

La diversité

Depuis ses débuts au sein du Wati-B, Jarod n’a cessé d’évoluer, changer de styles et rester fidèle à son slogan « PPFF » ( Parle Peu, Frappe Fort. ). Frapper fort, c’est bien, mais frapper là où on ne s’attend pas, c’est mieux. Jarod l’a compris. À travers ses premières mixtapes, on perçoit le rappeur comme un kickeur talentueux, technique et complet. C’est sur son premier album solo Frappe Préventive, qu’il a su montrer tous les aspects qui englobe sa personnalité. Avec Caméléon, il réitère l’expérience. Les mélodies s’enchaînent, on passe du rap à la pop, de l’électro à la trap et ainsi de suite pendant 18 morceaux. Une diversité qui fait la force de Jarod, mais peut être aussi un défaut, car il est difficile pour un auditeur de découvrir un artiste avec autant de facettes. Caméléon est un album à écouter à plusieurs reprises, avec un seul mot d’ordre : l’ouverture d’esprit.

L’indépendance

Bien qu’il fut entouré de la Sexion d’Assaut à ses débuts, Jarod s’est assez vite écarté du label Wati B pour démarrer une carrière solo. Depuis sa première mixtape en indépendant, En Attendant la frappe, sortie en 2012, Le Caméléon continue son parcours. Car être indépendant, c’est certes ne pas avoir accès à de gros médias ou à des financements, mais c’est avoir le contrôle sur son image et son style. Et lorsqu’il s’agit de diffuser sa musique, Jarod innove avec son label Frappe Game. Il parcourt la France, le Canada, ou encore la Suisse en organisant des Freestyle Tour afin de rencontrer et d’échanger avec des rappeurs locaux.

L’unité et le partage

Pour les clips de son album (18 titres), Jarod propose à ses auditeurs d’apparaître dans quelques-unes de ses vidéos. C’est le cas notamment de son nouveau titre Mon Ami, dans lequel il a demandé de se filmer, avec son ou sa meilleure ami(e), et d’envoyer la vidéo sur sa page Facebook. Pour ceux qui ont eu la chance d’être présents, c’est en plus de l’album, un véritable souvenir et partage aux côtés du rappeur. Quant à ses anciens collègues, même s’il n’apparaît plus à leurs côtés dans la plupart de ses clips, le rappeur du 19ème reste « avec sa bande, avec son gang, avec son équipe de mal luné« , comme il le dit dans John Wayne. Une bande qui reste proche de l’artiste et qui lui permet de continuer ses projets.

Un artiste sincère

Jarod a dû redoubler d’effort pour conquérir la scène Rap. Sa séparation avec le Wati-B a marqué un tournant dans sa carrière, et malheureusement pas de la manière dont il l’aurait souhaité. Dans son interview pour Booska-P, il déclare : « On avait toutes les portes fermées, alors qu’à l’époque je les avais toutes ouvertes… Parce que les gens croyaient qu’il y avait une embrouille avec Dawala ». Dans le studio, comme dans la vie, Jarod est un homme simple et sincère. Son opus Caméléon en est un reflet. Rempli de sonorités différentes, l’album est à destination des mélomanes. Colère, peine, joie, tristesse… Peu importe le sujet qu’il aborde, on ressent plusieurs émotions dans chacun de ses morceaux. Bien que l’album ne paraisse pas homogène à la première écoute, il faut prendre le temps de découvrir la complexité et l’univers de l’artiste. Nos coups de cœurs vont aux morceaux Vibe, Boyboy, Building, et Icare. 4 titres qui englobent respectivement les différentes attitudes du rappeur derrière un micro : mélancolique, incisif, nostalgique, et conscient.

Jarod n’en a pas fini de nous étonner. On l’imagine déjà sur un prochain projet qui sera encore plus riche artistiquement, et qui lui permettra peut être d’acquérir la reconnaissance qu’il mérite. – Aaron

 

 


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